PRESIDENT
Gabriel de Sainte Marie
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Gabriel DE SAINTE MARIE
CIAN
45, Rue de la Chaussée d’Antin
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06.2009
Présentation du
Global Monitoring Report 2009
et point sur l'avancement des Objectifs du millénaire par Gabriel de Sainte Marie.
En présence de Zia Qureshi, auteur principal du GMR 2009, et Alice Sindzingre, Chercheur au CNRS.
La crise économique devient une crise de développement et humanitaire. Aucun pays n’est épargné et les plus pauvres, notamment en Afrique subsaharienne, ne possédant pas les structures nécessaires pour amortir les effets de cette crise sont les plus vulnérables.
Une des conséquences est notamment l’impossible réalisation des Objectifs du Millénaire fixée pour 2015.
Ainsi en 2009, 50 millions de personnes supplémentaires entreront dans l’extrême pauvreté, la mortalité infantile touchera 200 000 à 400 000 enfants de plus et des milliers de familles cesseront d’envoyer leurs enfants à l’école par manque de moyens.
Les conséquences de la crise dans les PED seront plus longues que la crise elle-même et certaines seront irréversibles. A noter aussi que les pertes en période de baisse sont généralement, pour les plus pauvres, toujours supérieures aux gains en période de hausse.
Face à cette crise, la Banque Mondiale et le FMI demandent une réponse globale et concertée qui prenne en compte les spécificités des pays les plus vulnérables.
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10.03.2009
Réunion "La crise et l'Afrique" organisée par le Medef.
Le 10 mars, le Medef International a invité
Shanta Devaradjan
, Économiste chargé de l’Afrique à la Banque Mondiale, à intervenir sur l’impact de la crise mondiale sur les économies africaines.
Depuis 1995, l’Afrique connaît un taux de croissance supérieur à 5% (5,4% en 2008). Celui-ci devrait n’atteindre que 3,3% en 2009, sachant que chaque nouvelle prévision est inférieure à la précédente. Bien que l’impact de la crise soit différent sur l’économie africaine que sur celle des pays développés, elle n’est pas sans effets : les flux d’investissements étrangers et les bourses africaines ont chuté ; les transferts des travailleurs émigrés, considérés comme contra cycliques, sont en baisse; l’aide étrangère diminue ; et la baisse du prix des matières premières, bénéfiques pour les pays importateurs, a un impact négatif pour les pays producteurs qui ont peu de moyens de compenser cette diminution de revenu.
Les États souhaitant maintenir leurs programmes de développement n’ont bien souvent comme seule marge de manœuvre la modification de la fiscalité, ce qui est la plupart du temps difficile.
En outre, la baisse de la croissance du PIB liée à la crise ne sera pas sans conséquences graves au niveau politique et surtout humain, la mortalité infantile pourrait s’accroître de 700 000 personnes.
Ainsi, la crise actuelle révèle, s’il en était besoin, la fragilité de la croissance africaine mettant en évidence ses faiblesses : taux d’investissement trop faible, manque d’infrastructures, faible productivité, tarifs douaniers élevés, réglementations abusives favorisant les monopoles, accès aux financements difficiles pour les PME, marchés nationaux trop étroits rendant la régionalisation obligatoire mais pas sans problèmes (institutions régionales faibles et coopération difficile).
En dépit de ce tableau pessimiste,
M. Devarajan
a répondu positivement à la question « L’Afrique peut-elle être compétitive au 21
e
siècle ? » en citant 3 réussites économiques : l’horticulture au Kenya, le textile au Lesotho et le tourisme au Rwanda. Reste désormais à savoir comment multiplier ces succès.
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05.02.2009
Réunion extraordinaire du Conseil d'Administration du CIAN sur "La crise et l'Afrique".
Quelles répercussions aujourd’hui et demain ?
Tel était le sujet du Conseil d’Administration réuni le 5 février et qui représentait un bon échantillon des activités de nos entreprises : Agro-alimentaire, Assurances, Banques, Distribution, Électronique, Matériaux de construction, Mines, Pétrole, Transport aérien et maritime, Travaux publics…
Afin d’initier le tour de table où chacun était invité à décrire l’état des lieux et les perspectives pour ses implantations africaines, deux exposés liminaires ont été entendus : Paul Derreumaux, Président du Groupe Bank of Africa, a fait le point des effets de la crise sur les banques africaines et Dominique Lafont, Directeur général de Bolloré Africa Logistics, a traité de l’impact sur le trafic portuaire, excellent indice de la conjoncture.
Du premier exposé, on retiendra surtout que si les banques africaines sont restées à l’écart de la crise financière, celle-ci accélère la redistribution des cartes dans les systèmes financiers en Afrique, avec un décloisonnement géographique, et dans les correspondants bancaires.
Il ressort du second exposé qu’au-delà de la baisse du trafic et de la chute du fret, un assainissement de la gestion des ports est en cours, même si pour certaines destinations l’encombrement du à l’état des infrastructures existantes demeure avec ses surcoûts.
L’impression générale retirée du tour de table est celle d’une année 2009 avec une croissance positive mais en recul sensible sur 2008, beaucoup d’attentisme sur les nouveaux projets et des tensions sociales croissantes.
Selon certains, l’impact de la récession sur les transferts des émigrés serait moins important que redouté.
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08.12.2008
Présentation générale de
Perspectives économiques mondiales,
publication de la Banque Mondiale.
La présentation a été conduite par Andrew Burns, économiste principal du groupe des Perspectives
Économiques à la Banque Mondiale, qui a traité: « Les conséquences de la crise », et « Offre et demande à long terme sur les marchés des matières premières ».
Cette crise, d’après nos présentateurs, s’inscrirait dans un cycle de 25 ans, la première crise ayant eu lieu au siècle dernier en 1921.
La crise bancaire a considérablement accentué le ralentissement déjà amorcé. Les conditions financières se sont grandement resserrées .Tout ceci a un impact important sur les capacités de financement des pays en développement (les primes de risque ont fait un bond de plus 800 points) vers lesquels les flux de capitaux se sont déjà considérablement réduits, à cela s’est ajoutée la baisse des prix des matières premières. Malgré les interventions musclées des gouvernements,
la perspective d’une profonde récession ne peut être écartée.
La croissance du PIB dans les pays développés devrait se limiter à 1,3 % en 2008 alors qu’elle serait encore de 6,3 % dans les pays en développement, malgré la baisse des IDE et des transferts vers ces pays.
Le PIB mondial devrait reculer de 0,9% en 2009, pour les pays en développement, il serait de 4,9 %.
La Banque Mondiale prévoit une crise assez courte et un rebond dès 2010.
Le boom des matières premières est terminé, il a résulté de la forte croissance économique et du
manque d’investissements productifs des années passées. La Banque Mondiale ne croit pas à terme au scénario de quasi pénurie de matières premières : baisse de la croissance, meilleure efficience dans l’utilisation, …
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